Réflexion

Publié le par petite-ambre

C’est sans doute un peu se regarder le nombril, mais je dois le faire sans doute est-ce là la meilleure des thérapies qui soit. Se raconter pour se rencontrer.

Je veux dire c’est facile de balancer quelques phrases sans rapport au présent sans incidence sur la vie, je décide de travailler  différemment je décide de laisser la simplicité hors jeu. Je ne fais pas ici une critique de ceux qui font dans le léger, le doux, je parle de ce que je ressens, j’aurais pu enjoliver, mentir ou ne raconter que le meilleur. Je décide de sortir de moi-même la souffrance de la disséquer, de l’étudier, de la rencontrer…

 Mais comme chacun sait, lorsque que l’on se regarde nu devant un miroir ce n’est pas toujours, ni agréable, ni facile, ni joli.

Je vais vous montrer, raconter mon âme, mes blessures, ma souffrance.

Non pas  pour le fun, mais plutôt pour laisser la possibilité à qui veut de mieux comprendre de mieux reconnaître que je ne suis pas celle que vous croyez et voyez. Et que vous n’êtes pas ce que vous voyer et croyez voir.

Je suis bruyante et visible, je suis changeante et contradictoire, je suis adaptable mais inadaptée.

Je suis souvent ce qui dérange, pourquoi ?

 

Parce que je crois que j’assume, j’assume tout, je veux tout alors je donne tout.

Je veux surtout, non pas être heureuse, pas être mieux, juste ETRE.

ETRE AU MONDE CE QUE LE MONDE EST A NOUS

Comme une enfant qui dans sa spontanéité, agace, trouble, et s’amuse, au combien souvent, de déstabiliser les adultes.

Non je ne me fous pas des autres, mais comment faire lorsque que l’on décide d’être avec les autres ce que l’on est avec soi ?

Doit-on sans cesse calculer et ne pas troubler ? Doit-on se cacher pour ne pas devenir le miroir dans lequel personne ne veut se regarder ?

 

Sartre a dit : « L’enfer c’est les autres », mais qui sont ces autres?

Ceux qui ne sont pas d’accord ? Ceux qui ne vous adoubent  pas lors de vos choix ? Ces autres qui sont mauvais et vous si bon ? Ces autres qui ne savent pas ? Ces autres qui s’aiment au masculin ?

Ces autres qui ne croient pas en votre monothéisme castrateur et autodestructeur ?

Ces autres qui ne veulent pas parler de la pluie et du beau temps, mais de la mort et de sexe ?

 

Et si ces autres étaient votre autre…

 …décliné comme autant de strates méconnus voire inconnus de vous-même.

Et si vous ne faisiez que projeter et ainsi vous donner l’illusion d’exsuder, de vomir ce que finalement vous êtes ?

 

Je vais vous raconter mon histoire, l’histoire d’une vie longtemps perçue comme une errance, une dérive, un jeu ou les règles ne sont que ce que j’en fais.

J’ai longtemps souffert, longtemps été torturée, longtemps été malade. Aujourd’hui je suis guérie de beaucoup de maux,  cette mise en mots me permet sans doute d’achever un travail qui aujourd’hui ne me parait plus si difficile. Mais qui, il y a quelques années était à mes yeux tel la chaine de l’Himalaya….

 

Vous pouvez m’insulter, me trainer dans la boue, aujourd’hui si je bombe le torse et refuse de me laisser abrutir par les diktats moyenâgeux et obscurs du prêt-à-penser, c’est que j’ai fait l’expérience du retour à soi.

Revenir, s’asseoir, écouter ce mouvement interne, le cliquetis entêtant de l’esprit qui, de crocs en jambe en coup droit, nous assomme.

Pourtant derrière l’apparent vacarme infini, il y a en nous le secret de la liberté. 

Publié dans 2012

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B
c'est un beau début, je te souhaite des kilomètres et des kilomètres de réflexion.... Mais "be carefull" c'est ultra chronovore (je crois !)<br /> bises ma cocotte !<br /> mam
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P
<br /> <br /> Merci maman...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />